Alors que l’acquisition de la propreté est pour l’enfant le fondement de l’accès à la vie sociale et la condition de son admission à l’école, la prise en charge éducative s’arrête aujourd’hui à la porte des toilettes marquant ainsi une contradiction avec les valeurs d’hygiène corporelle, de respect du corps et de respect des autres prônées par l’école.

À l’école primaire, les enfants sont confrontés à une situation paradoxale  : devoir respecter les principes qui leurs sont enseignés, tant à la maison qu’à l’école alors même que les lieux d’aisance et d’hygiène qui leur sont proposés dans le cercle éducatif ne leur permettent pas d’appliquer ces principes dans de bonnes conditions. Comment demander à des enfants de respecter des pratiques d’hygiène dans des lieux qui ne les respectent pas et ne leur permettent pas d’expérimenter ces moments dans des conditions décentes?  

La problématique du manque d’hygiène dans les toilettes scolaires est récurrente et connue de tous. Depuis plusieurs décennies, les rapports1 se succèdent pour tirer la sonnette d’alarme et dresser un constat préoccupant. Le problème persiste au fil des années, engendrant des conséquences physiques et psychologiques pour les enfants ainsi que des répercussions sur leur comportement à l’école et leurs résultats scolaires. Pourquoi la situation n’évolue-t-elle donc pas?

C’est la question à laquelle Essity a essayé de répondre avec ce rapport. Pour la première fois, une étude sur l’hygiène des toilettes à l’école primaire dépasse les simples constats et aborde le « pourquoi ». Acteur majeur dans les domaines de l’hygiène et de la santé, Essity se devait de comprendre les raisons de cet immobilisme, sans parti-pris, et avec pour unique objectif d’améliorer le bien-être des enfants. Pour cela, Essity a interrogé de nombreux acteurs au travers d’entretiens qualitatifs et quantitatifs2 , auprès de parents, d’enfants, d’enseignants et de pédiatres. Essity a ainsi repéré les points de blocage qui freinent la mise en place de solutions pour enfin changer la donne.

Avec ce rapport d’étude, Essity entend lever un tabou persistant dans la société française et ouvrir un dialogue constructif avec les différentes parties prenantes en facilitant la recherche de solutions collectives et pérennes.

Marc Sanchez, Président d’Essity en France

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